Elections présidentielles de 2022 : débat du second tour

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Elections présidentielles de 2022 : débat du second tour

Message par Jean-Jacques Bourdin le Ven 13 Oct - 9:32


Jean Jacques Bourdin : Bonjour à toutes et à tous. Avant de commencer ce débat, je vous rapelle les règles, vous vous devez de respecter l'égalité des temps de parole, la tolérance du CSA étant fixée à 5 %. Vous parlerez chacun votre tour. Notre huissier de justice, Maître Enfoiros, a tiré au sort votre ordre de participation. C'est Marine le Pen qui s'exprimera en premier durant ce débat, et Dominique Strauss-Kahn qui concluera en dernier. Voici sans plus attendre la première question, 4 électeur exprimé sur 10 n'a pas voté pour vous lors du premier tour, pouvez vous leur rappeler très brièvement qui vous êtes et pourquoi vous êtes candidat. Marine Le Pen, nous vous écoutons

Marine Le Pen : Je tiens tout d'abord à vous remercier pour l'organisation de ce débat. Je salue mon adversaire et j'espère que nous aurons un débat à la hauteur de la fonctions que nous briguons. Je suis Marine Le Pen, Président de la République sortante mais avant tout citoyenne française et fière de l'être. Je suis candidate pour défendre les valeurs de notre Nation et protéger le peuple Français.Je l'ai fait pendant 5 ans et j'en suis particulièrement fière. Mais beaucoup de choses restent à faire et je souhaite pour ce deuxième quinquennat, si vous me l'accordez, rendre la grandeur à la France!

Martin Weil : Monsieur Strauss-Kahn, nous vous écoutons

Dominique Strauss-Kahn : Merci à vous toutes et tous pour votre participation à ce débat.Et bien écoutez, je suis donc Dominique Strauss-Kahn, j'ai 73 ans, je vis actuellement entre mon domicile à Sarcelles et mes bureaux à Paris. Je me présente comme le candidat de la rupture. Rupture avec ce quinquennat, mais aussi avec les deux précédents. Je veux être le président d'une France forte, le président de la justice social, le président défenseur de la valeur travail et du pouvoir d'achat. Si les Français m'accordent leur confiance durant ces cinq prochaines années, toutes mes mesures seront prises en ce sens.

Martin Weil : On a pas encore parlé de politique migratoire. Vous Président, quelle sera votre politique ?

Marine Le Pen : Comme pendant ces 5 dernières années, ma politique sera la même. Un solde migratoire annuel de 10.000 à 15.000. Cela nous a permis de donner des services de qualités aux nouveaux arrivants tout en assurant à notre pays une man d’œuvre qualifié et respectueuse de nos valeurs. Voilà ce qu'est une immigration de choix e que je porte au noms de tous et surtout au nom des valeurs de la france.

Dominique Strauss-Kahn : Ma politique migratoire se résume à considérer l'immigration comme une chance, pour la France, mais aussi pour l'Europe. L'immigration représente une part de la population bien moins importante que ce que l'on veut bien croire, et à ce titre je pense qu'accepter cette immigration, pour peu qu'elle soit légale, ne devrait poser aucun problème. personne ne quitte son pays par choix, par bonheur. Tout ont des raisons qui font que, et nous devons donner à chaque immigré sa chance. Je propose que chaque immigré bénéficie d'un parcours d'intégration complet, qui définisse tant son projet de vie que son projet professionnel.

Marine Le Pen : Certains ont voulu faire ça monsieur Strauss-Kahn. C'est le cas de Mme Merkel et elle s'en est mordue les doigts lorsque plus de 1 millions de réfugiés sont arrivés en Allemagne. Je suis d'accord que l'immigration peut être une chance, mais il nous faut une immigration choisie qui permet d'assurer un service de qualité aux migrants tout en apportant à la France des choses positives.Accueillir tout le monde n'est pas possible si on veut assurer un accueil de qualité, le respect de nos valeurs tout en continuant à protéger le peuple français

Dominique Strauss-Kahn :Madame Merkel s'en est tellement mordu les doigts qu'elle persiste et signe à vouloir intégrer les migrants, qui représente disons le au passage une force de travail considérable pour l'Allemagne. J'entends bien que l'on ne peut pas accueillir tout le monde, et ça tombe bien car tout le monde ne veut pas venir en France.L'immigration légale est pour sa part déjà choisie puisque les demandes de titre de séjour font l'objet d'un dossier et sont étudiées au cas par cas. le problème, ce n'est pas que nous laissons rentrer n'importe qui, c'est qu'il n'y a ensuite plus aucun suivi, une fois le titre de séjour accordé.

Marine Le Pen : A combien estimez-vous le nombre de migrants en France selon vote politique? Pour moi c'est 15.000 ce qui permet de ne pas créer de hausse du chômage tout en contrôlant nos flux. Mon gouvernement a institué un véritable suivi et processus d'assimilation qui permet aujourd'hui d dire que notre immigration est une réussite.

Dominique Strauss-Kahn : Je suis contre le principe des quotas? Que se passera-t-il arrivé au 15001ème dossier, qui aura un dossier jugé meilleur que le 15000ème ? Il sera refusé alors que cela aurait pu être une chance immense pour la France. Limiter les quantités par des quotas, qu'ils soient des planchers ou des plafonds, n'est pas la solution.

Marine Le Pen : Ne rien limiter c'est ne rien contrôler, ce n'est pas une solution non plus. Cessons d'être laxiste. Être Président, c'est devoir choisir tout le temps. J'ai pris cette décision et je la suis

Dominique Strauss-Kahn : Il ne s'agit pas de ne rien contrôler, il s'agit de contrôler sur d'autres critères que des plafonds.Les immigrés ont autre chose à apporter que des chiffres dans un tableur nou leur nom sur une liste. Il faut raisonner en termes de critères humanitaires pour ce qui concerne l’immigration politique, en termes de projets d'études ou professionnel pour l'immigration économique.J'ai voté contre votre politique migratoire car elle ne tient aucunement compte de l'immigration politique en refusant tout accueil des personnes ne parlant pas encore Français. Que faisons nous des réfugiés de guerre ? On les laisse à la frontière ?. Si vous le permettez c'est à mon tour de vous adresser une question : quelle seront vos critères d'une immigration choisie ? Nicolas Sarkozy en a parlé en 2007 sans que des effets ne se produisent, pouvez vous nous éclaircir sur ce terme ? Qu'entendez vous choisir exactement ?

Marine Le Pen : Et c'est ce que nous faisons. C'est exactement la politique que je mène depuis 5 ans, une politique humaine bien que rigide pour contrôler les flux. Nous avons mis en place un processus d'assimilation qui prévoit plusieurs critères dont la connaissance culturelle française et de la langue. Vous avez voté contre à l'assemblée je pense donc que vous savez de quoi je parle.

Dominique Strauss-Kahn : J'ai voté contre votre politique migratoire car elle ne tient aucunement compte de l'immigration politique en refusant tout accueil des personnes ne parlant pas encore Français. Que faisons nous des réfugiés de guerre ? On les laisse à la frontière ?

Marine Le Pen : Le projet prévoit une période d'assimilation Monsieur Strauss-Kahn. Je rappelle aussi que trouver un travail, s'intégrer dans une société sans parler la langue est mission impossible. Mais attention, une nouvelle fois je parle bien ici de l'immigration légale et non les demandes d'asile.

Dominique Strauss-Kahn : Une demande d'asile est un processus légal d'immigration, sinon le terme ne serait pas prévu par la loi.

Marine Le Pen : Nous connaissons aussi bien la loi que vous Monsieur Strauss-Kahn ne vous en faites pas.

Jean-Jacques Bourdin : Bien, passons à un autre sujet, nous avons déjà abordé l'éducation lors du premier débat, mais quels sont vos projets post-éducation secondaire ? Comment concevez vous les Universités

Marine Le Pen : En ce qui concerne les universités je considère qu'elles doivent être le lieu de l'intégration sur le marché du travail.Nous établirons des filières d'excellence, nous favoriserons l'alternance et privilégierons les stages en entreprise. Cela doit être le lien étroit qui amène les jeunes étudiants au travail.

Dominique Strauss-Kahn : Concernant l'enseignement supérieur, là encore je ne surprendrai personne en prônant un libre choix des filières, et une disponibilité de toutes les formations dans toutes les régions. Les universités à distance doivent être développées car elles restent encore trop rares, malgré le progrès technologique. Également, les universités doivent faire des efforts d'intégration concernant les étudiants handicapés. C'est bien sur une question de moyen, mais aussi de sensibilisation du personnel, à qui l'ont doit démontrer qu'un étudiant handicapé ne constitue pas un charge plus importante sur le plan humain pourvu qu'on donne à cet étudiant les moyens de s'intégrer.
Je n'ai rien contre l'alternance, bien au contraire, mais il ne me semble pas bon de la généraliser. Dans certaines filières, on commence les bases uniquement à l'université : prenons le droit par exemple. Un étudiant de première année en droit trouvera difficilement une alternance du fait de son manque de connaissances. Concernant les étudiants se destinant à enseigner, c'est également difficilement envisageable de sauter dans le bain sans avoir reçu un minimum de cours de pédagogie et acquis une certaine confiance en soi.

Marine Le Pen : L'alternance doit se faire dans le respect de chacune des professions étudiées. Il faut un certain nombre de connaissances. Chaque filière devra s'organiser, car je considère que c'est aux universités d'être autonomes en la matière. Nous leur donnerons plus de pouvoir pou gérer au mieux ces nouvelles pratiques d'éducation. Mais l'alternance et le stage sont pour nous deux moyens qui permettront un meilleur accès au marché du travail. Vous parlez de l’handicap et je suis d'accord avec vous. Il faudra continuer à améliorer l'accueil de handicapés, que ce soit à l'université ou dans tous les bâtiments nationaux. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je souhaite revaloriser leurs allocations. Il faut aider tous les Français et c'est ce que je continuerai à faire.

Dominique Strauss-Kahn : J'entends bien que l'alternance est une chan,ce mais il faut la raisonner. Le 100 % d'autonomie je n'y suis pas favorables? Certaines universités ont un historique élitiste et seront dirigé en ce sens si on leur laisse trop d'autonomie. C'est contre cet élitisme que je souhaite lutter. C'est bien de vouloir revaloriser l'AAH, ça aurait été mieux de le faire durant votre premier mandat puisque c'était une des vos promesses en 2017

Marine Le Pen : Oh monsieur Strauss-Kahn n'allez pas trop sur ce terrain là. Nombreuses sont les promesses des socialistes qui n'ont pas été tenues. Nous avons du gérer beaucoup de dossiers différents et nous sommes particulièrement fiers de ce que nous avons fait.

Dominique Strauss-Kahn : Je n'ai pas fait partie du gouvernement de Monsieur Hollande, et je n'ai jamais manqué de faire pas de mon scepticisme quand ce fut nécessaire, aussi je n'ai pas à répondre de son bilan, contrairement à vous qui avez à répondre du votre .Et en termes de handicap, reconnaissez qu'il est bien peu garni, contrairement à celui de la gauche, avec ou sans moi d'ailleurs.

Marine Le Pen : Vous avez aussi un bilan Monsieur Strauss-Kahn devrais-je vous le rappeler. Il est trop facile de critiquer un bilan, il l'est moins d'agir. Vous étiez député, rien ne vous interdisais de proposer de projets de loi. Nous sommes ouverts au dialogue. Mais il semble plus facile de bouder les sièges de l'Assemblée comme ceux du Conseil régional de l'île de France par ailleurs. Je n'ai peut être pas tout réalisé pendant mon quinquennat mais une chose est sûre, j'ai toujours été honnête et plus de 70 promesses ont été réalisées. Donc n'allez pas sur ce terrain là Monsieur Strauss-Kahn, les Français valent mieux que ça.

Dominique Strauss-Kahn : Je n'ai me semble-t-il pas un taux d'absentéisme plus important que certains membres de votre majorité, qui à part pour me proposer des pastilles Vichy, n'ont pas été souvent là. Concernant le conseil régional d'Île de France, il en est encore aux pré-séances, mais soyez assuré que la présence du groupe socialiste sera bien effective.

Marine Le Pen : C'est tout ce que nous espérons Monsieur Strauss-Kahn. Vous êtes payé pour une fonction de représentation, respectez les Français en étant présent. Je rappelles que les Français qui ne se présentent pas sur leur lieu de travail perdent leurs salaires, eux, contrairement aux députés.

Dominique Strauss-Kahn : Ce dernier point est intéressant, effectivement l'absentéisme est l'assemblée nationale et un fardeau et je suis favorable à une obligation de présence pour les députés. A ce titre, auriez vous quelques nouvelles de vos ministres à nous donner ?

Marine Le Pen : Monsieur Sanchez a proposé plusieurs projets, au même titre que Monsieur Dupont-Aignan, Monsieur Rochedy et moi-même. Lisez nos projets et vous le saurez. Rien ne sert de parler quand on est Ministre, l'essentiel est d'agir.

Dominique Strauss-Kahn : Rien de sert de parler ? Si quand même, pour défendre son projet de loi. Car à part votre premier ministre, peu prennent la peine de le faire eux mêmes.

Martin Weil : On a très peu entendu les candidats parler de culture, de sports. Quelles sont vos propositions?

Marine Le Pen : La culture française est riche et vous avez raison nous ne la défendons pas assez;Au sein de mon gouvernement, nous avons mis en place plusieurs projets notamment la réglementation des associations.Je souhaite que tous les Français aient la possibilité d'accèder à la culture et aux sports avec des tarifs avantageux. C'est un lien d'insertion sociale, c'est aussi ce qui nous unit tous en tant que citoyens et je croit essentiel d'agir en ce domaine.Au delà des tarifs avantageux, nous multiplierons les journées européennes du patrimoine avec les journées européennes du patrimoine. Nous favoriserons les initiatives locales en terme de sport. Il est essentiel de redonner la possibilité aux français de se divertir.

Dominique Strauss-Kahn : Je suis favorable à un accès à la culture pour tous. Elle ne doit plus être une question de moyens. Je souhaite que dans chaque agglomération, un musée soit entièrement gratuit. De plus, je souhaite que l'ensemble des musées procèdent à une facturation selon le quotient familial. Une facturation allant d'un léger pourcentage de réduction à une gratuité. Et il en ira de même pour les associations sportives recevant des aides publiques

Marine Le Pen : Pour la facturation selon le quotient familial je ne suis pas d'accord avec vous. Certaine familles avec 4 enfants s'en sortent mieux qu'avec un enfant unique. Devraient-il pourtant payer plus? je ne le crois pas.

Dominique Strauss-Kahn : Il n'est pas question de leur faire payer plus, mais d'offrir aux ménages modestes un pourcentage de réduction sur le prix de base.

Marine Le Pen : Il faudra alors permettre au budget culture une augmentation sans quoi nombre de musées et institutions fermeront leurs portes faute de frais de fonctionnement. En ce qui me concerne, je n'hésiterais pas car la culture française se doit d'être protégée.

Dominique Strauss-Kahn : Ce n'est pas un problème, les musées concernés par mes propositions étant publics, l'état sera derrière eux. Et la baisse des tarifs entrainera une augmentation de la fréquentation, en témoigne l'affluence les premiers dimanche de chaque mois.

Marine Le Pen : Au delà des tarifs avantageux, nous multiplierons les journées européennes du patrimoine avec les journées européennes du patrimoine. Nous favoriserons les initiatives locales en terme de sport. Il est essentiel de redonner la possibilité aux français de se divertir.

Dominique Strauss-Kahn : Vous vantez les journées européennes du patrimoine ? Surprenant pour une eurosceptique

Marine Le Pen : Je ne suis pas eurosceptique Monsieur Strauss-Kahn. Je suis pour la défense des intérêts et des valeurs de la France. Tant que l'Union Européenne n'ira pas en ce sens, alors je serai réfractaire à Bruxelles et tous ces technocrates. Libre à eux de dialoguer, de discuter et de changer les choses.

Dominique Strauss-Kahn : L'europe ne peut pas aller dans l'intérêt d'un seul ce ces membres, soyez logique. L’Europe a été fondée à des fins de pacifisme, c'est à dire éviter une troisième guerre mondiale, et la communauté économique européenne a pour mission principe la lutte contre la sur-inflation

Marine Le Pen : Merci Monsieur Strauss-Kahn de ce petit cours de géopolitique. Mais je rappelle que cette infantilisation n'est pas à la hauteur de ce débat. Vous n'êtes pas mon professeur et je ne suis pas votre élève.

Dominique Strauss-Kahn : Si vous étiez mon élève vous n'auriez pas fait cette confusion

Marine Le Pen : Sauf Monsieur Strauss-Kahn que je n'ai fait aucune confusion ce soir. C'est vous qui essayez de me porter en faute. Mais je vous invite à regarder ce débat en replay et alors vous m'enverrez le moment où j'ai évoqué cela; Bon courage. Des millions de Français nous écoute, soyons à la hauteur. Je veux une Europe qui défende les intérêts de ses états membres, ce qui n'est pas le cas actuellement. J'ai dialogué avec les partenaires européens, je me suis retrouvée face à un mur. Comme quoi ce ne sont pas toujours ceux que l'on croit qui sont fermés au dialogue.

Dominique Strauss-Kahn : Vous dîtes que l'Union Européenne a refusé tout dialogue. Ce qui c'est passé c'est que vos propositions n'ont pas été acceptée à l'unanimité. Pourtant, seule la majorité qualifiée est requise pour réformer un traité, et elle était atteinte, par exemple sur la réduction de la dette, à 14 pays contre 8.

Marine Le Pen : Encore une fois Monsieur Strauss-Kahn veut montrer sa supériorité. J'étais là lors de ce vote Monsieur, je sais donc très bien de quoi il en retourne je vous remercie. J'étais là pour défendre la France, pas prendre des demi mesures. Mais passons.

Jean-Jacques Bourdin : Les données économiques reflètent une maîtrise des déficits, qui stagnent entre 3 et 4 %, mais pas de réduction de la dette pour l'heure actuelle. Est on condamné à voir la dette augmenter sans cesse ?

Dominique Strauss-Kahn : C'est en ce sens que je défends un programme grandement axé sur le pouvoir d'achat, afin d'agir non pas à court terme mais à long terme. je vise à ce qu'à la moitié de mon mandat, la croissance soit plus élevée que le déficit, ce qui permettra dans un premier temps de stabiliser le volume de la dette. Ensuite, une fois une croissance acceptable retrouvée, nous pourrons agir plus en profondeur sur le déficit sans mettre en péril notre économie. Notre dette est pérenne, financée, nous avons la confiance des investisseurs, nous courrons pas un risque de récession en précipitant les choses

Marine Le Pen : Il est évident que nous ne pouvons continuer à voir la dette augmenter. Mais, et sur ce point je rejoint mon adversaire, il ne faut pas non plus reproduire les erreurs du passé qui nous ont amenés à la crise. Je suis convaincue que nous réussirons à réduire cette dette mais il n'est pas possible d'agir à la fois sur le front de l'emploi, de la croissance et des avancées sociales tout en diminuant la dette. Alors je sais que Monsieur Strauss-Kahn a me dire l'inverse mais ma priorité, c'est la baisse du chômage, c'est le changement du quotidien des Français, c'est la protection de notre système social. Ma priorité se trouve donc ici et je prend le risque d'une fluctuation de la dette oscillant entre 3 et 4% tant que l'on peut avancer de manière sérieuse et certaine sur les autres sujets. Une fois que nous aurons renouer avec une croissance pérenne, alors nous pourrons nous attaquer à la dette de ce pays.

Dominique Strauss-Kahn : Je ne vais pas vous dire l'inverse, et non je ne vous juge pas ni ne montre ma supériorité. Il y a certainement des points sur laquelle vous êtes plus qualifiée que moi et je ne vous en tiens pas pour autant rigueur. En termes de chômage, je constate comme vous que les chiffres laissent entrevoir une amélioration, pourvu que cela ait duré sur les dernières années de votre mandat.En tout cas je suis ravi que nous soyons en phase concernant l'austérité.

Marine Le Pen : Je l'espère tout comme vous. Et je suis convaincue que nous avons réussi ou en tous les cas que nous réussirons sur les prochaines années. C'est notre priorité.

Dominique Strauss-Kahn : C'est tout le mal que je vous souhaite, car sachez que jamais je n'ai souhaité l'échec de qui que ce soit, et que je prendrai comme une chance de reprendre ce pays avec un taux de chômage moins élevé

Marine Le Pen : C'est aussi ce que j'aurais aimé lorsque je suis arrivée au pouvoir en 2017. Et j'espère que les Français me donneront la possibilité de poursuivre ce travail pour les cinq prochaines années.

Martin Weil : Bien avant de conclure, j'ai une dernière question. Vous Président, Vous Présidente, quelle sera votre type de gouvernance ?

Marine Le Pen : Mon type de gouvernance sera identique à celui que j'ai mené pendant près de 5 ans. Une Présidente proche du peuple, non déconnecté des réalités, au contact de chacun d'entre vous. Car avant d'être Présidente, je suis une Française comme vous tous. Je connais les problèmes de ce pays et je ne fais que m'y atteler pour qu'à la fin de mon quinquennat notre Nation se porte mieux qu'au début. Je continuerai à être intransigeante à partir du moment où l'intégrité du territoire est mis en danger, où les valeurs de notre république sont bafouées. La seule différence que j'opérerais c'est une gouvernance d'union. Toutes les personnes qui souhaitent se mettre au service d'une France patriote, indépendante et souveraine seront les bienvenues dans mon équipe.

Dominique Strauss-Kahn :Moi président, je serai favorable à une gouvernance favorable au dialogue tout étant fidèle au projet pour lequel vous m'avez élu, à supposer que ce projet soit majoritaire à l'assemblée. Mes ministres seront postés pour des projets, choisis pour leur expertise dans leur domaine. Personne ne sera là par copinage ou pour des questions de quota. Également j'exigerai un gouvernement uni et assidu. Dans le cas d'une cohabitation, les principes resterons les mêmes, un gouvernement uni, assidu et ouvert au dialogue.

Martin Weil : Jean-Jacques, je vous laisse le mot de la fin pour lancer la conclusion avec nos candidats.

Jean-Jacques Bourdin : Merci, il est temps de conclure. Qu'avez vous à dire aux derniers indécis, et aux électeurs ne souhaitant pas à l'heure actuelle voter pour vous ?

Marine Le Pen : Tout d'abord merci à vous pour ce débat et merci à Monsieur Strauss-Kahn. Dans un premier temps je dis à tous les électeurs que le droit de vote est un droit inaliénable pour lequel nos ancêtres se sont battus. C'est de notre devoir de continuer à perdurer ce droit et peu importe le bulletin que vous glisserez dans l'urne, il est indispensable de voter.Le peuple Français a toujours été indépendant. Ne cédez pas aux pressions des sondages ou des médias. C'est à vous de choisir votre candidat, celui qui vous ressemble le plus, celui qui apportera le plus à votre pays.Je ne suis pas candidate pour ajouter une ligne de plus sur mon CV ni pour garder le pouvoir. Je suis candidate pour défendre nos valeurs et vos intérêts comme je l'ai fait pendant 5 ans et comme je continuerai à le faire peu importe le résultat. Je veux continuer à défendre le peuple français, sa culture, sa langue, son drapeau, son système social, son économie. Je veux continuer à défendre l'intégrité de notre territoire, nos valeurs, nos frontières. Dimanche, vous avez le choix entre a continuité, avec une France Patriote, souveraine, indépendante ou le choix avec le socialisme qui a déjà démontré ce dont il était capable pour notre pays à savoir sa soumission à Bruxelles et son laxisme légendaire. A vous de choisir le destin de la France, à vous de choisir votre destin.Pour la Liberté, pour l'égalité, pour la fraternité, votez pour la grandeur de la France. Vive la République et vive la France!

Dominique Strauss-Kahn : Chers compatriotes. Vous avez comme moi constaté certaines similitudes, je ne le cache pas, avec Madame Le Pen, sur la nécessaire fin de l'austérité. Mais un mandat ne se limite pas à celà. Je l'ai dit, je persiste et je signe, je serai le président de la rupture avec les trois mandats qui se sont achevés. Votre d'achat sera ma priorité numéro un, car je sais bien que sans argent, rien n'est possible. Suffisamment d'efforts vous ont été demandés jusqu'à maintenant, il est temps d'en récolter les fruits. Mon projet de relance de notre économie par le pouvoir d'achat et donc la consommation, un programme keynésien en somme, a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays, contrairement à l'austérité et au repli sur soi qui ont enfoncé les pays déjà mal en points. Alors, chacun ses priorités, et j'en aurai bien d'autres, mais l'économie doit à mon sens être une des grandes priorités nationales.Je remercie Messieurs Bourdin et Weil pour l'organisation de ce débat, et Madame Le Pen pour sa participation. Je vous souhaite une bonne fin de campagne Madame Le Pen

Marine Le Pen : Je vous souhaite la même chose Monsieur Strauss-Kahn.

Martin Weil : Voilà pour ce débat du second tour. Merci à tous de nous avoir suivi. Merci Jean-Jacques, et merci à Dominique Strauss-Kahn et Marine Le Pen.

Jean-Jacques Bourdin : Merci à vous, merci Martin. Tout de suite, retrouvez Joséphine Ange Gardien sur TF1 et 7 jours BFM sur BFM TV. Bonne soirée sur nos antennes

Marine Le Pen : Merci à vous.
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Jean-Jacques Bourdin


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